MONTAG, 17. AUGUST 2026
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À quel âge faire une mammographie ? Les recommandations

La question de savoir à quel âge faire une mammographie préoccupe de nombreuses femmes – et les réponses varient considérablement selon les sources consultées. Alors que certains organismes préconisent une mammographie à partir de 40 ans, les principales instances scientifiques recommandent d’attendre 50 ans. Cette divergence n’est pas le fruit du hasard, mais l’aboutissement d’un débat controversé entre médecine fondée sur les preuves et intérêts économiques. Dans cet article, nous analysons les données scientifiques sur le dépistage du cancer du sein – des recommandations officielles de la Haute Autorité de Santé jusqu’aux études internationales et aux risques rarement évoqués.

Points clés à retenir

  • Dès 25-30 ans : début de l’examen clinique annuel (palpation clinique) chez le gynécologue ou le médecin traitant – pris en charge par l’Assurance Maladie
  • De 50 à 75 ans : dépistage organisé par mammographie tous les 2 ans (étendu jusqu’à 75 ans dans les directives récentes)
  • Mammographie à partir de 40 ans controversée : les études scientifiques ne montrent aucun bénéfice net du dépistage systématique chez les femmes de moins de 50 ans, mais mettent en évidence un risque accru de surdiagnostic
  • Auto-examen problématique : de vastes études menées sur des centaines de milliers de femmes n’ont démontré aucun bénéfice sur la mortalité, tout en doublant le nombre de biopsies inutiles
  • Balance bénéfices-risques : sur 1 000 femmes dépistées, 2 à 6 décès par cancer du sein sont évités, mais environ 200 femmes subissent des résultats faux positifs et 9 à 12 font l’objet de traitements inutiles
  • Prise en charge financière : le dépistage organisé entre 50 et 75 ans est pris en charge à 100 % par l’Assurance Maladie ; en dehors de cette tranche d’âge ou sans indication médicale, l’examen relève du dépistage individuel
  • Conflits d’intérêts : les variations observées dans les recommandations sont en partie influencées par les intérêts financiers de l’industrie médicale et diagnostique
  • Le problème du surdiagnostic : 9 à 12 femmes sur 1 000 reçoivent des traitements lourds pour des formes de cancer qui n’auraient jamais évolué ni causé de symptômes au cours de leur vie
  • Résultats faux positifs : environ 200 femmes sur 1 000 vivent une angoisse importante lors de fausses alertes durant le suivi
  • Décision éclairée : chaque femme a le droit d’accéder à une information complète sur les avantages ET les inconvénients afin de décider en toute autonomie

Recommandations officielles : mammographie à partir de quel âge en France

Les recommandations relatives au dépistage du cancer du sein sont clairement définies et s’adaptent selon l’âge et le niveau de risque individuel. L’Assurance Maladie prend intégralement en charge les examens recommandés dans le cadre du parcours de soins.

À partir de quel âge débuter le suivi et la surveillance mammaire ?

La réponse dépend directement de votre âge et de votre profil de risque. Pour les femmes sans facteur de risque particulier, les recommandations sont les suivantes :

Dès 25 à 30 ans, les femmes sont invitées à bénéficier d’un examen clinique annuel chez un gynécologue, une sage-femme ou leur médecin généraliste. Durant cette palpation clinique, le professionnel de santé examine minutieusement les deux seins et les aires ganglionnaires axillaires pour repérer toute anomalie. Cet examen simple et non invasif est remboursé par l’Assurance Maladie.

Entre 50 et 75 ans, les femmes reçoivent tous les deux ans un courrier d’invitation pour participer au dépistage organisé. La radiographie mammaire (mammographie) permet d’identifier de minuscules lésions ou tumeurs avant même qu’elles ne soient perceptibles à la palpation.

En cas de risque élevé (âge mammographie antécédents familiaux, prédisposition génétique BRCA), un protocole de surveillance renforcée commence dès 25 ou 30 ans. Ce suivi spécialisé comprend une palpation clinique semestrielle associée à une échographie mammaire et, le plus souvent, une IRM.

ÂgeMéthodeFréquencePrise en charge
Dès 25-30 ansPalpation cliniqueAnnuellePrise en charge (Assurance Maladie)
50 à 75 ansDépistage organisé par mammographieTous les 2 ansPrise en charge à 100 % (Assurance Maladie)
Dès 25 ans*Surveillance intensifiéeTous les 6 moisPrise en charge intégrale en cas de risque avéré
Dès 40 ansÉchographie / Mammographie individuellePersonnaliséeVariable selon prescription et indication

*En présence d’antécédents familiaux sévères ou de mutation génétique BRCA

À quel âge faire une mammographie ? L’état des preuves scientifiques

Alors que la palpation clinique est conseillée dès le début de l’âge adulte, l’âge auquel il convient de débuter les mammographies fait l’objet d’intenses débats internationaux. Cette discussion met en lumière les arbitrages complexes entre médecine fondée sur les preuves et impératifs médico-économiques.

Pourquoi le dépistage précoce du cancer du sein est-il si important ?

L’argument en faveur du dépistage précoce paraît évident : plus une anomalie est détectée tôt, plus les options thérapeutiques sont efficaces et conservatrices. Lorsqu’un cancer du sein est diagnostiqué à un stade débutant, le pronostic est généralement excellent. La véritable question scientifique consiste toutefois à déterminer si un programme généralisé de dépistage organisé par mammographie réduit concrètement la mortalité globale sans causer d’effets indésirables disproportionnés.

De nombreux essais cliniques rigoureux se sont penchés sur cette problématique, avec des constats parfois inattendus.

Que disent les études scientifiques sur la mammographie à partir de 40 ans ?

Des comités d’experts indépendants ont passé au crible l’ensemble de la littérature médicale. Les recommandations actuelles de la Haute Autorité de Santé et de plusieurs panels internationaux privilégient de débuter le dépistage systématique à 50 ans plutôt qu’à 40 ans, sur un rythme biennal plutôt qu’annuel.

En effet, si les premières observations laissaient espérer un bénéfice chez les femmes plus jeunes, le suivi à long terme a démontré qu’une mammographie à partir de 40 ans en population générale n’apporte pas de réduction significative démontrée de la mortalité par cancer du sein. En contrepartie, elle engendre une hausse notable des effets indésirables, notamment les fausses alertes et les surtraitements.

Dépistage à 20 ans ou à 50 ans : à quel âge faire une mammographie ?

La réponse de la communauté scientifique est formelle : réaliser une mammographie de routine dès 20 ans n’a aucune justification médicale. Le cancer du sein est exceptionnel à cet âge, et les femmes jeunes présentent un tissu mammaire dense qui réduit considérablement la lisibilité et la précision de la radiographie mammaire. Même entre 40 et 49 ans, le bénéfice en population générale reste incertain, raison pour laquelle les autorités de santé fixent l’entrée dans le dépistage organisé à 50 ans.

L’examen clinique annuel dès 25-30 ans ne comporte quant à lui aucune irradiation et reste simple à intégrer dans le suivi gynécologique régulier, bien que son impact isolé sur la mortalité globale demeure modéré.

Fréquence du dépistage : annuel ou tous les 2 ans ?

Au-delà de l’âge d’entrée, l’intervalle idéal entre deux mammographies suscite également de nombreuses interrogations.

À quelle fréquence faut-il réaliser son dépistage ?

Dans la plupart des pays européens dotés d’un programme structuré, la mammographie est proposée tous les deux ans, contrairement à certains modèles qui encouragent un contrôle annuel. Ce choix repose sur une évaluation rigoureuse de la balance bénéfices-risques.

Les études comparatives indiquent qu’une fréquence annuelle par rapport à un rythme biennal :

  • Ne réduit pas davantage la mortalité spécifique
  • Multiplie de manière très importante le nombre de faux positifs
  • Augmente le recours aux biopsies et gestes invasifs inutiles
  • Double l’exposition cumulative aux rayons X
  • Génère des coûts de santé bien plus élevés sans avantage clinique démontré

Les instances d’évaluation médicale considèrent ainsi l’intervalle de deux ans comme le compromis optimal pour maximiser la protection tout en limitant les préjudices évitables.

Mammographie jusqu’à quel âge : quelle est la limite d’âge pertinente ?

Les programmes de dépistage ciblent traditionnellement les femmes jusqu’à 74 ou 75 ans. Cette borne supérieure s’explique par l’augmentation de l’incidence du cancer avec l’âge et l’allongement de l’espérance de vie.

Toutefois, la situation médicale globale reste déterminante : chez les femmes présentant des comorbidités sévères ou une espérance de vie significativement réduite, les contraintes et les risques de surdiagnostic liés au dépistage peuvent dépasser ses bénéfices potentiels. La décision de poursuivre les examens doit alors être discutée au cas par cas avec le médecin.

La controverse : pourquoi des recommandations divergentes ?

Comment expliquer que certains organismes recommandent d’anticiper le dépistage dès 40 ans alors que les guides de pratique clinique fondés sur les preuves s’accordent sur 50 ans ? L’analyse de ces écarts met en lumière la question sensible des intérêts financiers et institutionnels.

Les enjeux économiques dans le dépistage précoce

Le secteur du dépistage et de l’imagerie médicale représente une activité économique majeure à l’échelle internationale. Plusieurs acteurs en bénéficient directement :

  • Les fabricants d’équipements de radiographie mammaire et d’échographie
  • Les centres d’imagerie et cabinets de radiologie
  • Les cliniques spécialisées et pôles sénologiques
  • L’industrie pharmaceutique (à travers les thérapeutiques complémentaires engagées)

Lorsque des comités d’experts indépendants publient des recommandations plus prudentes ou préconisent de rationaliser les examens, ils font fréquemment face à de vives contestations de la part d’entités liées à l’industrie du diagnostic.

Certaines sociétés savantes promouvant un élargissement continu des critères de dépistage reçoivent par ailleurs des financements d’industriels de l’imagerie, soulevant de légitimes interrogations sur l’indépendance de certaines prises de position.

Rigueur scientifique contre habitudes médicales

Il existe souvent une résistance importante entre les pratiques cliniques établies de longue date et les nouvelles données de la recherche. Lorsqu’une vaste étude démontre qu’une intervention médicale historique procure moins de bénéfices que prévu – ou génère des préjudices évitables –, faire évoluer les habitudes de prescription s’avère particulièrement difficile.

Pour les patientes, cette multiplicité de discours peut être déroutante. Les référentiels élaborés par des organismes publics indépendants (comme la Haute Autorité de Santé ou l’Assurance Maladie) s’appuient strictement sur les preuves scientifiques validées, tandis que d’autres préconisations restent parfois influencées par la tradition médicale ou des impératifs économiques.

Auto-examen des seins : utile ou potentiellement néfaste ?

L’auto-palpation systématique et standardisée des seins illustre parfaitement ce décalage entre tradition médicale et rigueur scientifique.

À quelle fréquence faut-il s’auto-examiner les seins ?

La réponse issue de la recherche peut surprendre : il n’est pas recommandé de pratiquer un auto-examen mensuel standardisé et protocolisé. Cette position s’appuie sur des données épidémiologiques solides.

Des essais cliniques à grande échelle regroupant plusieurs centaines de milliers de femmes ont évalué l’impact de l’auto-examen régulier. Un groupe recevait un apprentissage méthodique de l’auto-palpation mensuelle, tandis qu’un groupe témoin ne recevait aucune consigne particulière. Les conclusions après plusieurs années de suivi sont sans équivoque :

  • Aucun bénéfice sur la mortalité : aucune baisse des décès liés au cancer du sein n’a été constatée
  • Aucun diagnostic plus précoce : les tumeurs n’ont pas été découvertes à un stade plus initial
  • Des effets indésirables avérés : deux fois plus de biopsies et d’interventions invasives inutiles dans le groupe pratiquant l’auto-palpation

Les grandes sociétés savantes indépendantes déconseillent ainsi d’imposer un protocole strict d’auto-examen mensuel. Bien entendu, une femme qui constate par hasard une modification de sa poitrine (boule, écoulement, rétractation cutanée) doit sans attendre consulter son médecin. En revanche, inciter systématiquement les femmes à scruter leurs seins chaque mois engendre de l’anxiété et des gestes chirurgicaux non justifiés.

Pourquoi certains praticiens continuent-ils de le conseiller ?

Malgré ces conclusions indiscutables, l’apprentissage de l’auto-examen reste fréquemment conseillé dans la pratique courante. Ce réflexe tient principalement à la force de l’habitude : « Nous l’avons toujours recommandé ainsi ».

Cette inertie médicale – consistant à perpétuer des démarches dont l’inefficacité a été démontrée – peut nuire au bien-être des patientes. Dans le domaine du dépistage par mammographie, cette inertie s’accompagne en outre d’importants enjeux financiers.

Bénéfices et risques : à quel âge faire une mammographie de manière éclairée ?

Pour prendre une décision éclairée et savoir précisément à quel âge faire une mammographie, les femmes doivent être pleinement informées de ses bénéfices réels comme de ses risques potentiels. Malheureusement, cette information équilibrée et transparente est encore bien trop rare.

Quels sont les avantages et les inconvénients du dépistage du cancer du sein ?

Les données issues des études scientifiques permettent de quantifier précisément la balance bénéfice-risque. Prenons l’exemple de 1 000 femmes participant au dépistage organisé par mammographie pendant 10 ans (tranche d’âge de 50 à 69 ans) :

Bénéfices :

  • 2 à 6 femmes évitent un décès lié au cancer du sein.

Préjudices et effets indésirables :

  • Environ 200 femmes obtiennent des résultats faux positifs (suspicion de cancer qui s’avère finalement infondée).
  • Ces 200 femmes subissent des examens complémentaires inutiles, des biopsies et un stress psychologique important.
  • 9 à 12 femmes sont victimes de surdiagnostic : elles reçoivent un diagnostic de cancer et subissent des traitements lourds (chimiothérapie, radiothérapie, chirurgie, voire mastectomie), alors que ces anomalies n’auraient probablement jamais évolué ni causé de symptômes de leur vivant.
  • Au maximum 1 femme développe un cancer du sein radio-induit causé par les doses répétées de rayons X lors des examens.

Quels sont les risques réels de la radiographie mammaire ?

Le risque majeur associé au dépistage reste le surdiagnostic. Il s’agit de la détection de tumeurs à croissance si lente ou non évolutives qu’elles n’auraient jamais provoqué de symptômes au cours de la vie de la patiente. Sans dépistage, ces tumeurs seraient passées inaperçues et la personne serait décédée d’une tout autre cause, sans jamais en avoir souffert.

Néanmoins, dès lors qu’une anomalie est découverte, un protocole thérapeutique standard est généralement enclenché, exposant la patiente à tous les effets secondaires d’une intervention chirurgicale, d’une chimiothérapie ou d’une radiothérapie. Ces femmes paient ainsi un lourd tribut physique et émotionnel pour des traitements dont elles n’avaient pas réellement besoin.

Un autre défi réside dans les faux positifs. Près de 200 femmes sur 1 000 recevront au moins une fois au cours de leur suivi une alerte qui se révélera bénigne après examens complémentaires. L’angoisse générée par l’annonce d’une suspicion de malignité, l’attente des résultats et la pratique de biopsies invasives représentent des répercussions non négligeables.

Le manque d’information transparente

Les études indiquent que 9 femmes sur 10 ne sont pas informées de ces risques avant de se faire dépister. Le dépistage est souvent présenté comme une simple mesure de précaution dénuée de tout effet indésirable. Certaines campagnes émotionnelles interpellent le public en demandant : « Laquelle de nos mères, épouses, filles ou sœurs accepterions-nous de perdre ? » — une formulation qui simplifie à l’excès la réalité scientifique.

En réalité, le dilemme ne se résume pas à « se faire dépister ou mourir », mais consiste à choisir entre « participer au dépistage avec ses bénéfices et ses risques » ou « ne pas y participer avec ses propres avantages et inconvénients ». Une présentation loyale et transparente, conforme aux recommandations de la Haute Autorité de Santé, permet à chaque femme d’exercer un choix libre et éclairé, loin de toute injonction anxiogène.

Quelles sont les méthodes pour le dépistage du cancer du sein ?

En dehors de la mammographie de référence, d’autres approches cliniques et d’imagerie médicale participent à la détection précoce des anomalies mammaires.

Comment se déroule la palpation clinique ?

L’examen clinique des seins, incluant la palpation clinique, est réalisé par un gynécologue, un médecin généraliste ou une sage-femme. Le praticien examine et palpe méthodiquement les deux seins ainsi que les aires ganglionnaires sous les aisselles pour repérer une éventuelle grosseur, une induration ou un écoulement suspect. Cet examen rapide ne prend que quelques minutes et demeure parfaitement indolore.

Son avantage réside dans l’absence totale de radiation et de coût supplémentaire lors d’une consultation de suivi. Son inconvénient tient au fait que les lésions de très petite taille ne peuvent pas être détectées par le toucher, et qu’il peut, à l’instar de l’autopalpation, générer des alertes bénignes.

Comment fonctionne une radiographie mammaire ?

La mammographie est une radiographie mammaire utilisant des rayons X à faible dose. Le sein est positionné et comprimé entre deux plaques afin d’obtenir deux clichés distincts : l’un de face (vertical) et l’autre en oblique. Si la compression peut s’avérer inconfortable voire momentanément douloureuse, elle est indispensable pour obtenir une image nette et réduire la dose de rayons délivrée.

Les clichés sont minutieusement analysés par des radiologues qualifiés à la recherche d’opacités, de distorsions architecturales ou de microcalcifications. Dans le cadre du programme national, une seconde lecture systématique est effectuée pour tout cliché jugé normal.

Quand l’échographie est-elle indiquée en complément ?

L’échographie mammaire utilise des ultrasons et n’émet aucune radiation ionisante. Elle constitue un examen d’une grande utilité en présence d’un tissu mammaire dense, chez les femmes jeunes ou présentant des glandes mammaires très fermes, où la radiographie standard est moins contrastée.

Elle n’est pas utilisée comme outil de dépistage systématique de masse en première intention, mais s’avère indispensable pour caractériser une image ambiguë (différencier un kyste liquide d’une masse solide) ou pour compléter le bilan chez les patientes à risque accru. Dans ces indications médicales, les frais sont pris en charge par l’Assurance maladie.

Les données scientifiques concernant l’échographie systématique chez les femmes à risque standard restent limitées : si elle permet d’identifier certaines anomalies supplémentaires, elle multiplie également le taux de faux positifs et de biopsies non indispensables.

Qui présente un risque accru de cancer du sein ?

Un niveau de risque plus élevé est généralement retenu dans les situations suivantes :

  • Présence de mutations génétiques héréditaires identifiées (notamment BRCA1 et BRCA2).
  • Antécédents familiaux significatifs de cancer du sein ou de l’ovaire chez des parentes au premier degré (mère, sœur, fille).
  • Antécédent personnel de pathologie mammaire avec atypies ou de cancer du sein antérieur.
  • Antécédent de radiothérapie thoracique à haute dose subie par le passé.
  • Forte densité mammaire (tissu mammaire dense).

Bien que certains facteurs génétiques ne puissent être modifiés, la recherche explore activement le rôle protecteur que peut jouer l’alimentation dans la prévention du cancer du sein au quotidien.

Âge mammographie antécédents familiaux : qu’est-ce que le suivi intensifié ?

Pour les femmes présentant un risque très élevé avéré (par exemple porteuses d’une mutation BRCA ou ayant un cumul d’antécédents familiaux), un protocole personnalisé et intensifié est mis en place dès l’âge de 25 ans. Il comprend généralement :

  • Une palpation clinique tous les 6 mois.
  • Une échographie mammaire semestrielle si nécessaire.
  • Une IRM mammaire annuelle dès 25 ou 30 ans.
  • Une mammographie à partir de 40 ans (ou dès 30-35 ans selon les préconisations médicales et l’âge d’apparition des cas familiaux).

Chez ces personnes à haut risque, la balance bénéfice-risque penche nettement en faveur d’une surveillance précoce et rapprochée, justifiant un recours plus précoce à l’imagerie.

Prise en charge et remboursement par l’Assurance maladie

Combien coûte le dépistage du cancer du sein ?

Le coût des actes médicaux varie selon la nature de l’examen pratiqué :

  • Palpation clinique : Environ 20 à 30 euros (intégrée dans la consultation médicale conventionnée).
  • Mammographie : Environ 80 à 120 euros (prise en charge à 100 % dans le cadre du dépistage organisé).
  • Échographie mammaire : 26 à 60 euros (remboursée sur prescription médicale).
  • IRM mammaire : Environ 500 à 800 euros (intégralement remboursée en cas d’indication pour haut risque génétique).

Qui prend en charge le dépistage organisé ?

L’Assurance maladie assure une prise en charge complète à 100 % sans avance de frais pour plusieurs examens essentiels :

  • L’examen clinique des seins lors du suivi gynécologique habituel.
  • Le dépistage organisé par mammographie tous les 2 ans pour les femmes de 50 à 74 ans, sans avance de frais.
  • Le suivi spécifique et intensifié pour les patientes à haut risque identifié.
  • Les examens diagnostiques de contrôle prescrits en cas d’anomalie détectée (échographie, biopsie, IRM).

En revanche, ne sont généralement pas pris en charge à 100 % ou font l’objet d’un encadrement strict :

  • Une mammographie réalisée hors indication médicale et en dehors du programme de dépistage.
  • Une échographie demandée comme simple examen de confort chez une patiente à risque standard sans lésion visible.
  • Les dépassements d’honoraires pratiqués par certains praticiens ou centres non conventionnés de secteur 2.

Foire aux questions

Mammographie à partir de quel âge en France pour le dépistage ?

Pour savoir à quel âge faire une mammographie dans le cadre du dépistage organisé en France, le programme national de santé publique cible les femmes de 50 à 74 ans sans symptômes ni antécédents particuliers. Dès l’âge de 25 ans, une consultation de suivi annuel intégrant un examen clinique par palpation est recommandée. En cas d’antécédents familiaux majeurs ou de mutation génétique (BRCA), une surveillance spécifique démarre dès 25 à 30 ans avec IRM et mammographie dès 35 ou 40 ans.

Mammographie jusqu’à quel âge et à quelle fréquence ?

Le dépistage organisé s’adresse aux femmes de 50 ans jusqu’à 74 ans révolus, au rythme d’une mammographie tous les deux ans. Les évaluations scientifiques montrent qu’un intervalle de deux ans offre une efficacité comparable à un rythme annuel pour réduire la mortalité, tout en limitant considérablement le nombre de faux positifs, les biopsies injustifiées et l’exposition cumulative aux rayons X.

Quels sont les risques associés à la radiographie mammaire ?

Les deux principaux inconvénients documentés sont les faux positifs (environ 200 femmes sur 1 000) pouvant susciter une vive anxiété et mener à des biopsies inutiles, ainsi que le surdiagnostic (9 à 12 femmes sur 1 000), qui conduit au traitement de lésions non évolutives. L’exposition aux radiations reste faible (au maximum 1 cas de cancer radio-induit pour 1 000 femmes suivies pendant une décennie).

Faut-il pratiquer l’auto-palpation des seins régulièrement ?

Les autorités sanitaires et les comités d’experts déconseillent l’apprentissage d’une autopalpation systématique et standardisée chaque mois. De vastes études cliniques portant sur des centaines de milliers de femmes n’ont mis en évidence aucun gain sur la survie globale, mais ont montré un doublement des biopsies non nécessaires. Être attentive à son corps et consulter son médecin dès l’apparition d’une anomalie visible ou palpable demeure la meilleure attitude à adopter.

Sources scientifiques

Sources sur le sujet

Revues systématiques, méta-analyses et études contrôlées sur le thème de cet article. La validité de chaque lien a été vérifiée le 16/08/2026.

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Simon G. - GesundeFakten Redaktion