MONTAG, 17. AUGUST 2026
Symbole lumineux de vitamine C entouré de poivron, brocoli, orange et fraise.généré par IA

Légume riche en vitamine C : la liste du top 15

Consommer un légume riche en vitamine C est la clé pour renforcer son système immunitaire et maintenir une santé optimale. Alors que de nombreuses personnes se tournent vers les compléments alimentaires, la recherche scientifique démontre clairement que l’organisme assimile bien mieux la vitamine C issue de sources naturelles que celle des gélules. En choisissant les bonnes variétés, vous atteindrez facilement l’apport recommandé de 200 mg par jour, sans recourir à des suppléments de synthèse. Dans cet article, découvrez quel légume riche en vitamine C intégrer à vos menus et comment préserver au mieux ses nutriments grâce à des modes de préparation adaptés.

Points clés à retenir

  • L’ortie est la grande championne : avec 333 mg de vitamine C pour 100 g, l’ortie en renferme plus de six fois plus que les oranges ou les citrons.
  • Les crucifères dominent le top 15 : 7 des 15 légumes présentant la plus haute teneur en acide ascorbique sont des variétés de choux, le chou de Bruxelles et le chou frisé arrivant en tête avec chacun 110 mg pour 100 g.
  • 200 mg par jour est la dose idéale : le corps absorbe jusqu’à 200 mg de vitamine C par jour à 100 % ; au-delà, l’excédent est en grande partie éliminé.
  • Les crudités préservent les vitamines : la vitamine C étant sensible à la chaleur, privilégiez la consommation crue ou une cuisson douce à la vapeur pour vos légumes.
  • Les légumes surpassent les compléments : les études montrent que la vitamine C issue de l’alimentation réduit le risque d’AVC, tandis que les comprimés de synthèse n’apportent aucun effet protecteur démontré.
  • 5 portions suffisent : avec 5 portions de fruits et légumes par jour (apportant environ 50 mg de vitamine C chacune), vous obtenez aisément la concentration sanguine idéale.
  • Les légumes d’hiver pour stimuler l’immunité : le chou frisé, les choux de Bruxelles et le raifort sont non seulement d’excellents légumes vitamine C, mais ils contiennent aussi des glucosinolates aux propriétés antimicrobiennes idéales contre les infections.
  • Synergie nutritionnelle : les aliments vitamine C apportent simultanément des minéraux, de la vitamine B9 (folates) et des antioxydants naturels — un ensemble complet que les molécules isolées ne peuvent pas offrir.

Pourquoi 200 mg de vitamine C par jour sont précisément la dose optimale

Comment le dosage optimal en vitamine C a-t-il été déterminé ?

L’apport journalier recommandé (AJR) pour la vitamine C, tel qu’établi historiquement par les agences sanitaires comme l’ANSES, visait simplement à éviter le scorbut en y ajoutant une marge de sécurité. Cependant, la dose minimale empêchant une carence n’est pas forcément la quantité idéale pour une santé florissante. Les chercheurs ont donc choisi une approche plus pragmatique : observer directement les réactions de notre organisme.

Grâce à des études systématiques sur l’absorption et l’élimination de l’acide ascorbique, les scientifiques ont découvert un mécanisme fascinant : lorsque vous consommez 15 mg de vitamine C — soit environ un quart d’orange —, votre organisme en absorbe près de 90 %. En revanche, avec une gélule de 1 250 mg issue d’un supplément, la biodisponibilité chute drastiquement sous les 50 %. Le corps identifie cet excès et freine activement l’absorption à travers la paroi intestinale.

Que se passe-t-il dans l’organisme avec 200 mg de vitamine C par jour ?

Le seuil physiologique optimal se situe à environ 200 mg par jour. Jusqu’à cette valeur, l’organisme assimile la vitamine C de manière quasi intégrale. Au-delà de 200 mg, les transporteurs intestinaux commencent à saturer et limitent l’assimilation. Dans le même temps, les reins réabsorbent la vitamine C vers la circulation sanguine, maintenant un taux sanguin stable de 70 à 80 micromoles par litre — la concentration idéale recherchée.

Même si vous preniez 10 fois cette quantité sous forme de compléments (soit 2 000 mg par jour), votre corps éliminerait le surplus par voie urinaire et fécale afin de maintenir les valeurs sanguines dans cette fourchette stricte. Ces mécanismes de régulation démontrent clairement que notre métabolisme est optimisé pour un apport d’environ 200 mg de vitamine C par jour.

Quel est le rôle de la vitamine C sur le risque d’AVC ?

Cette recommandation de 200 mg est solidement appuyée par les données cliniques. Des méta-analyses d’études prospectives révèlent que le risque d’accident vasculaire cérébral (AVC) est au plus bas avec un apport quotidien d’environ 200 mg de vitamine C. Fait remarquable : cet effet protecteur s’applique exclusivement à la vitamine C issue de l’alimentation, et non aux suppléments synthétiques.

Alors que la consommation régulière d’un légume riche en vitamine C protège de façon avérée contre l’infarctus et l’AVC, les antioxydants sous forme de gélules n’ont montré aucun bénéfice comparable lors des essais cliniques contrôlés. Cela confirme la nette supériorité des aliments naturels complets sur les vitamines isolées.

Top 15 : liste des légumes riches en vitamine C

Quel est le légume le plus riche en vitamine C ?

1. L’ortie (333 mg / 100 g) : la véritable surprise parmi nos plantes locales. Longtemps délaissée au rang de mauvaise herbe, l’ortie (Urtica) s’avère être un superaliment de premier ordre. Avec 333 mg de vitamine C pour 100 g, elle surpasse les oranges et les citrons de plus de six fois. Elle fournit également de généreuses quantités de magnésium, de calcium et de provitamine A. Ses jeunes feuilles, cuites à la manière des épinards, agrémentent délicieusement vos soupes, pestos ou infusions.

2. Le persil frais (160 mg / 100 g) : cette herbe aromatique très courante est bien plus qu’un simple décor d’assiette. Le persil frais (Petroselinum crispum) apporte un parfum relevé ainsi qu’une concentration remarquable de vitamine C. Comme on le consomme souvent cru, ses vitamines restent intactes. Une généreuse cuillère à soupe de persil frais haché sur vos salades, veloutés ou plats mijotés contribue significativement à couvrir votre apport journalier recommandé.

3. L’ail des ours (150 mg / 100 g) : plante emblématique du printemps, l’ail des ours (Allium ursinum) ravit les gastronomes comme les amateurs de cuisine saine. Avec 150 mg de vitamine C pour 100 g, il constitue un apport précieux. On peut le cueillir en sous-bois au printemps ou le cultiver au jardin. Prudence lors de la récolte sauvage : ne le confondez pas avec le muguet ou le colchique d’automne qui sont très toxiques — fiez-vous toujours à son odeur aillée caractéristique.

4. Le poivron rouge (140 mg / 100 g) : la référence incontournable au rayon des légumes. Le poivron (Capsicum) renferme jusqu’à 140 mg de vitamine C pour 100 g, sa teneur dépendant fortement de sa maturité. Un poivron rouge bien mûr contient nettement plus d’acide ascorbique qu’un poivron vert cueilli plus tôt. À croquer cru en salade, en bâtonnets à l’apéritif ou brièvement sauté au wok, le poivron rouge séduit par sa saveur douce et sucrée.

5. Le raifort (114 mg / 100 g) : cette racine piquante (Armoracia rusticana) apporte du caractère à vos plats et pas moins de 114 mg de vitamine C pour 100 g. Son avantage majeur : le raifort contient des huiles de moutarde aux vertus antimicrobiennes qui soutiennent l’organisme face aux petits maux du quotidien. En hiver, râpé frais sur du poisson, une viande ou mélangé à du fromage blanc, il constitue un véritable allié forme.

Quelles variétés de choux sont les plus riches en vitamine C ?

6. Le chou de Bruxelles (110 mg / 100 g) : parmi tous les choux, le chou de Bruxelles (Brassica oleracea var. gemmifera) arrive en tête du palmarès. Avec 110 mg pour 100 g, c’est un stimulateur de défenses immunitaires hors pair. Il apporte également des folates essentiels au renouvellement cellulaire ainsi que des composés phytochimiques qui renforcent le système immunitaire.

7. Le chou frisé / kale (110 mg / 100 g) : grand classique de l’hiver, le chou frisé (Brassica oleracea var. sabellica) n’a rien à envier au chou de Bruxelles avec ses 110 mg pour 100 g. C’est le choix par excellence durant les mois froids. Le chou frisé se distingue en outre par sa haute teneur en protéines végétales, en potassium, en magnésium et en fer. Qu’il soit cuisiné de façon rustique ou mixé dans un smoothie, ses usages culinaires sont multiples.

8. Le brocoli (95 mg / 100 g) : avec ses fleurettes bien vertes, le brocoli (Brassica oleracea var. italica) fait partie des légumes bien-être les plus appréciés. Lorsqu’il est cru, le brocoli affiche 95 mg de vitamine C pour 100 g, associés à du bêtacarotène, des vitamines du groupe B ainsi que du potassium, du calcium et du phosphore. Préparé avec une cuisson douce à la vapeur ou rapidement blanchi, il garde sa jolie teinte verte et l’essentiel de ses micronutriments.

10. Le chou-fleur (69 mg / 100 g) : le chou-fleur (Brassica oleracea var. botrytis) fournit 69 mg de vitamine C pour 100 g, en plus d’être riche en vitamines B, en acide folique et en minéraux variés. Sa saveur délicate s’adapte à de nombreuses préparations : en fleurettes crues à tremper, en purée onctueuse, râpé en semoule végétale ou en tranches rôties au four.

11. Le chou-rave (62 mg / 100 g) : ce légume-bulbe croquant (Brassica oleracea var. gongylodes) est particulièrement savoureux dégusté cru et apporte 62 mg de vitamine C pour 100 g. Idéal en encas sain ou râpé en salade, le chou-rave fournit également du potassium, du calcium et du magnésium.

13. Le chou rouge (57 mg / 100 g) : avec sa teinte violette, le chou rouge (Brassica oleracea convar. capitata var. rubra) met de la couleur et des nutriments dans l’assiette. Avec 57 mg de vitamine C pour 100 g, une forte teneur en vitamine E et en anthocyanes — de précieux antioxydants —, c’est un incontournable de l’hiver. Ses pigments naturels lui donnent sa couleur singulière et participent à la réduction de l’inflammation.

15. Le chou de Milan (50 mg / 100 g) : le chou de Milan (Brassica oleracea convar. capitata var. sabauda) clôture la liste des choux, mais demeure un aliment particulièrement sain. Avec 50 mg de vitamine C pour 100 g, deux fois plus de protéines que le chou rouge et une richesse appréciable en fer et en phosphore, c’est une option gourmande et équilibrée.

Quels autres légumes représentent d’excellentes sources de vitamine C ?

9. Le fenouil (93 mg / 100 g) : le bulbe de fenouil (Foeniculum vulgare) est reconnu depuis longtemps comme plante médicinale. Ses huiles essentielles exercent une action bienfaisante sur le confort digestif. Avec 93 mg de vitamine C pour 100 g, le fenouil participe activement au bon fonctionnement du système immunitaire. Sa note anisée légèrement sucrée sublime les salades, les papillotes et les poêlées de légumes.

12. La roquette (62 mg / 100 g) : appréciée pour sa saveur piquante, la roquette (Eruca sativa) offre 62 mg de vitamine C pour 100 g et se consomme principalement crue en salade. Ses glucosinolates lui confèrent ce goût poivré caractéristique et soutiennent vos défenses naturelles. Durant la saison froide, elle apporte une touche de fraîcheur bienvenue dans votre assiette.

14. Les épinards (50 mg / 100 g) : contrairement à la légende populaire véhiculée par Popeye, l’épinard (Spinacia oleracea) n’est pas exceptionnellement riche en fer. En revanche, cru, il affiche environ 50 mg de vitamine C pour 100 g. En jeunes pousses croquantes dans une salade ou juste tombé à la poêle, il constitue un atout précieux pour soutenir votre vitalité au quotidien.

Les choux : les champions méconnus de la vitamine C

Pourquoi les choux contiennent-ils autant de vitamine C ?

L’analyse de notre sélection met en lumière un fait marquant : près de la moitié des légumes les plus riches — exactement 7 variétés sur 15 — font partie de la famille des choux. Cette prédominance n’est pas le fruit du hasard. Les crucifères (Brassica oleracea) ont développé au cours de leur évolution des mécanismes leur permettant de synthétiser de fortes concentrations d’acide ascorbique et d’autres antioxydants protecteurs.

En plus de la vitamine C, les choux renferment de précieux glucosinolates — des composés soufrés qui, lors de la coupe et de la mastication, se transforment en isothiocyanates protecteurs. Ces substances possèdent des propriétés antibactériennes et sont étudiées pour leur rôle dans la prévention cellulaire. L’association de vitamine C, de folates, de minéraux et d’antioxydants végétaux fait des choux de véritables concentrés de micronutriments.

Quels choux privilégier durant la saison hivernale ?

C’est précisément en hiver, période où les refroidissements et les états grippaux sont fréquents, que les choux déploient tous leurs atouts. Le chou frisé et le chou de Bruxelles — contenant chacun 110 mg de vitamine C pour 100 g — sont des légumes d’hiver incontournables, disponibles au moment exact où nos défenses naturelles ont besoin d’un coup de pouce.

Le chou frisé est traditionnellement récolté après les premières gelées, car le froid transforme son amidon en sucre, rendant ses feuilles plus tendres et douces au goût. Les choux de Bruxelles développent également tous leurs arômes après avoir été exposés au gel. Ces deux légumes se conservent remarquablement bien et permettent de préparer des repas frais et revitalisants tout au long des mois d’hiver.

Comment cuisiner les choux pour préserver leurs vitamines ?

La vitamine C étant sensible à la chaleur et soluble dans l’eau, il est recommandé de cuire les choux avec le plus grand soin. Certains légumes comme le chou-rave et le chou rouge se dégustent facilement crus. Pour les choux de Bruxelles, le chou frisé et le brocoli, préférez un blanchiment rapide ou une cuisson douce à la vapeur à basse température.

Ne faites jamais bouillir vos choux trop longtemps dans une grande quantité d’eau, car jusqu’à 50 % de leur vitamine C se dissoudrait dans le liquide de cuisson. La méthode idéale : privilégiez la cuisson douce à la vapeur au-dessus de l’eau frémissante ou étuvez vos légumes dans un fond d’eau avec un couvercle fermé. Vous préserverez ainsi non seulement les vitamines, mais aussi la couleur vive, le croquant et les qualités gustatives de vos plats.

Préparation : comment préserver chaque légume riche en vitamine C ?

Pourquoi consommer les légumes riches en vitamine C de préférence crus ?

La vitamine C (acide ascorbique) est extrêmement sensible à la chaleur, à la lumière et à l’oxygène. Dès 60 °C, elle commence à se dégrader. Lors d’une cuisson à l’eau bouillante, 30 à 70 % de la teneur initiale en vitamine C peuvent ainsi disparaître selon la durée et la température. C’est pourquoi, dès que vous le pouvez, privilégiez la consommation crue pour tout légume riche en vitamine C.

Le poivron rouge, le chou-rave, la roquette, le persil frais et l’ail des ours se prêtent particulièrement bien aux crudités. Le chou rouge est également délicieux râpé finement en salade. Même le brocoli et le chou-fleur peuvent se déguster crus, émincés en fines lamelles : cela préserve non seulement les vitamines, mais apporte aussi une touche croquante très agréable.

Comment bien blanchir les légumes ?

Si vous préférez ne pas consommer vos légumes riches en vitamine C entièrement crus, un blanchiment délicat constitue une excellente alternative. Cette technique consiste à plonger les légumes brièvement dans l’eau bouillante (généralement 1 à 3 minutes) avant de les rafraîchir immédiatement dans un bain d’eau glacée. Ce choc thermique stoppe les processus enzymatiques, préserve l’éclat des couleurs et retient bien plus de vitamines qu’une cuisson prolongée.

La perte en acide ascorbique lors du blanchiment n’est que de 10 à 30 %, contre 50 à 70 % lors d’une cuisson classique à l’eau. Veillez à utiliser le moins d’eau possible et à réduire le temps de cuisson au minimum. Vos légumes doivent rester al dente : ils seront ainsi plus sains et bien plus savoureux.

Quels sont les modes de cuisson les plus respectueux des vitamines ?

Après la dégustation crue, les méthodes de préparation les plus douces pour préserver les vitamines et antioxydants sont :

  • Cuisson douce à la vapeur : Les légumes cuisent au-dessus de l’eau sans contact direct. La perte en vitamines ne dépasse pas 15 à 25 %.
  • Cuisson à l’étouffée : Cuisson à feu doux dans très peu de liquide et avec couvercle fermé. Perte de 20 à 30 %.
  • Blanchiment : Immersion brève dans l’eau bouillante suivie d’un refroidissement immédiat. Perte de 10 à 30 %.
  • Micro-ondes : Étonnamment doux pour les vitamines si le temps de cuisson reste court. Perte de 15 à 30 %.

Évitez en revanche les cuissons prolongées dans de grands volumes d’eau, le maintien au chaud pendant de longues périodes ainsi que les réchauffages répétés. Dans l’idéal, préparez vos légumes au dernier moment et consommez-les rapidement.

Les légumes surgelés perdent-ils leur vitamine C ?

Les légumes surgelés s’avèrent souvent plus riches en micronutriments que des produits dits « frais » stockés depuis plusieurs jours. En effet, les légumes destinés à la surgélation sont surgelés juste après la récolte : leur teneur en vitamines se retrouve pour ainsi dire « figée ». Avec un stockage approprié à -18 °C, la vitamine C reste stable pendant plusieurs mois.

À l’inverse, sous l’effet du stockage, de la lumière et de l’oxygène, les légumes frais perdent continuellement leurs nutriments. Après 3 à 7 jours passés au réfrigérateur, 30 à 50 % de la teneur initiale en acide ascorbique peuvent avoir disparu. Si vous ne pouvez pas acheter de produits frais au quotidien, les légumes surgelés représentent donc une excellente solution pour soutenir votre système immunitaire.

Légumes vitamine C vs compléments alimentaires : la différence décisive

Pourquoi les compléments de vitamine C sont-ils moins efficaces que les légumes ?

Les données scientifiques sont formelles : la vitamine C issue des fruits et légumes contribue à réduire le risque de maladies cardiovasculaires, tandis que les compléments de vitamine C ne montrent pas d’effet protecteur comparable dans les études contrôlées. Des méta-analyses d’essais randomisés contrôlés confirment que les suppléments antioxydants ne protègent généralement pas contre l’infarctus ou les accidents vasculaires cérébraux.

La raison réside dans la synergie des nutriments : un légume riche en vitamine C n’apporte jamais une molécule isolée, mais une matrice complexe de vitamines, minéraux, fibres, composés phytochimiques et autres substances bioactives. Ces éléments agissent ensemble de manière bien plus performante qu’une vitamine synthétique isolée.

Prenons l’exemple de l’ortie : elle n’apporte pas seulement 333 mg de vitamine C, mais aussi du magnésium, du calcium, de la vitamine A, du fer et des fibres végétales riches en chlorophylle. L’organisme valorise parfaitement cette combinaison naturelle, alors qu’une gélule ne renferme que de l’acide ascorbique pur.

Comment l’organisme absorbe-t-il la vitamine C des compléments ?

La biodisponibilité de la vitamine C issue de compléments diminue drastiquement lorsque la dose augmente. Alors que l’organisme absorbe environ 90 % de la vitamine C issue de petites portions alimentaires (15 mg), ce taux d’absorption chute en dessous de 50 % avec des suppléments fortement dosés (1 250 mg). Le corps réagit à ces concentrations artificiellement élevées en limitant activement l’absorption au niveau de la muqueuse intestinale.

Même en prenant 2 000 mg de vitamine C par jour sous forme de comprimés (soit 10 fois la dose optimale recommandée), votre corps élimine la majeure partie de l’excédent par les urines et les selles. Malgré ces mégadoses, les concentrations plasmatiques restent similaires à celles obtenues avec un apport de 200 mg issu d’aliments naturels. L’organisme tolère ce surplus (la vitamine C étant hydrosoluble et non toxique), mais il ne l’exploite pas.

Existe-t-il des situations où les compléments sont utiles ?

Dans certains contextes précis, une supplémentation en vitamine C s’avère pertinente : en cas de carence avérée, lors de pathologies lourdes induisant des besoins accrus, d’alimentation très déséquilibrée ou lorsqu’une contre-indication médicale empêche de consommer des fruits et légumes frais.

Pour la grande majorité de la population, la règle des 5 portions de fruits et légumes par jour permet d’atteindre sans effort les 200 mg optimaux de vitamine C, tout en bénéficiant d’un profil nutritionnel complet qu’aucun complément ne saurait égaler. Il est donc bien plus judicieux de miser sur des légumes frais de qualité que sur des gélules coûteuses.

Comment atteindre 200 mg par jour grâce aux aliments et légumes riches en vitamine C

Combien de portions de légumes faut-il pour obtenir 200 mg de vitamine C ?

La règle générale est simple : une portion moyenne de fruits ou de légumes apporte environ 50 mg de vitamine C. Avec 5 portions par jour, vous atteignez 250 mg, ce qui couvre largement l’apport journalier recommandé et l’optimum fixé à 200 mg selon les repères nutritionnels de l’Anses. Ce repère des « 5 fruits et légumes par jour » s’appuie précisément sur ces données physiologiques.

Bien entendu, les teneurs varient considérablement selon les variétés. Alors que 60 g d’ortie suffisent pour obtenir 200 mg, il vous faudrait environ 400 g de chou frisé ou de chou pommé. En combinant judicieusement chaque légume riche en vitamine C parmi les plus concentrés, 2 à 3 portions peuvent suffire à couvrir tous vos besoins journaliers.

Quels menus types adopter pour faire le plein de vitamine C ?

Exemple 1 – Journée choux et crucifères :

  • Petit-déjeuner : smoothie avec 30 g de persil frais (48 mg)
  • Déjeuner : 100 g de choux de Bruxelles cuits à la vapeur en accompagnement (110 mg)
  • Collation : 1 poivron rouge cru (environ 100 g = 140 mg)
  • Total : 298 mg – bien au-delà de l’optimum !

Exemple 2 – Journée crudités :

  • Petit-déjeuner : bâtonnets de légumes avec 100 g de poivron rouge cru (140 mg)
  • Déjeuner : grande salade avec 50 g de roquette (31 mg) et beaucoup de persil frais (20 g = 32 mg)
  • Dîner : 100 g de chou-rave cru râpé (62 mg)
  • Total : 265 mg – objectif parfaitement atteint !

Exemple 3 – Menu d’hiver :

  • Petit-déjeuner : smoothie vert avec 20 g de persil frais (32 mg)
  • Déjeuner : 150 g de chou frisé cuit à l’étouffée (environ 140 mg après cuisson)
  • Dîner : salade de brocoli cru 80 g (76 mg)
  • Total : 248 mg – largement suffisant !

À quoi faut-il faire attention lors de vos achats ?

La fraîcheur est primordiale : plus le légume est frais, plus sa teneur en vitamine C est élevée. Privilégiez si possible les circuits courts et les produits de saison : un légume récolté à maturité avec un temps de transport réduit renferme nettement plus de micronutriments que des produits importés cueillis avant maturité.

En hiver, misez sur les différentes variétés de choux telles que le chou frisé (kale), les choux de Bruxelles, le chou de Milan ou le chou rouge : en pleine saison, ils affichent une densité nutritionnelle maximale. Au printemps, l’ail des ours et les herbes aromatiques fraîches viennent enrichir vos menus. Le poivron, le brocoli et le persil restent quant à eux accessibles tout au long de l’année.

Conservez vos légumes au frais, à l’abri de la lumière et pendant une durée limitée. Cuisinez tout légume riche en vitamine C dans les 2 à 3 jours suivant l’achat. Si vous devez stocker vos aliments plus longtemps, optez pour des légumes surgelés : ils conservent souvent mieux leurs vitamines que des produits dits « frais » restés plusieurs jours dans le bac à légumes.

Peut-on consommer trop de vitamine C par l’alimentation ?

Non, un surdosage via des aliments naturels est pratiquement impossible. La vitamine C étant hydrosoluble, les surplus sont naturellement éliminés par les reins dans les urines. Même si vous absorbiez quotidiennement 500 à 1 000 mg de vitamine C grâce aux légumes, votre organisme régulerait automatiquement le taux sanguin dans une fourchette optimale.

Contrairement aux vitamines liposolubles (A, D, E, K) susceptibles de s’accumuler dans l’organisme, les vitamines hydrosolubles ne présentent aucun risque d’hypervitaminose par voie alimentaire. Les mécanismes physiologiques de régulation (absorption intestinale contrôlée et réabsorption rénale) assurent un équilibre parfait.

Seule exception : chez les personnes souffrant de pathologies rénales ou de troubles métaboliques particuliers, des apports très élevés doivent faire l’objet d’un avis médical. Pour les personnes en bonne santé, le principe reste simple : plus vous intégrez de légumes riches en vitamine C dans vos assiettes, mieux c’est pour votre santé.

Simon G. - GesundeFakten Redaktion