MONTAG, 17. AUGUST 2026
Illustration du système cardiovasculaire avec cœur, artères rouges et veines bleues sur buste transparentgénéré par IA

Système cardiovasculaire : comprendre la circulation sanguine

Notre cœur bat environ 100 000 fois par jour et pompe jusqu’à 10 000 litres de sang à travers un réseau ramifié de vaisseaux sanguins. Ce système cardiovasculaire assure l’oxygénation des tissus en approvisionnant chaque cellule de notre organisme en oxygène et en nutriments essentiels – nous maintenant ainsi en vie. Mais que se passe-t-il exactement lorsque le cœur propulse le sang à travers notre corps ? Et surtout : comment préserver la santé de nos vaisseaux sanguins et stimuler leur régénération ?

Points clés à retenir

  • Un moteur vital : Le cœur pompe quotidiennement environ 10 000 litres de sang à travers le corps et bat près de 100 000 fois – un moteur biologique infatigable.
  • Deux circuits complémentaires : La circulation sanguine se compose de la circulation pulmonaire (acheminant le sang pauvre en oxygène vers les poumons) et de la circulation systémique (distribuant le sang riche en oxygène à tous les organes).
  • Un vaste réseau vasculaire : Les artères transportent le sang oxygéné depuis le cœur, les veines ramènent le sang désoxygéné vers le cœur, et les vaisseaux capillaires permettent les échanges nutritifs au sein des tissus.
  • L’endothélium comme barrière protectrice : La couche interne des vaisseaux sanguins (l’endothélium vasculaire) maintient la fluidité du sang et assure un écoulement optimal.
  • Des cellules réparatrices issues de la moelle osseuse : Les cellules progénitrices endothéliales (CPE) migrent de la moelle osseuse vers la circulation sanguine pour réparer les lésions des parois vasculaires.
  • Taux élevé de CPE = longévité accrue : Les études démontrent qu’un nombre plus élevé de cellules progénitrices endothéliales est corrélé à une réduction significative du risque de mortalité cardiovasculaire.
  • Le tabagisme est extrêmement délétère : Dès une seule cigarette par jour, le risque cardiovasculaire est multiplié par dix – il n’existe aucun niveau de tabagisme sans danger.
  • L’activité physique double les CPE : Trois mois d’entraînement aérobie modéré (marche active, jogging) ont permis de doubler le taux de CPE circulantes chez des personnes âgées.
  • Réduire les graisses saturées : Limiter les acides gras saturés (comme le beurre) augmente significativement le taux de CPE et renforce la santé cardiovasculaire.
  • Les super-aliments d’origine végétale : Les baies, les oignons et le thé vert augmentent de manière prouvée les CPE circulantes et améliorent la fonction endothéliale.

Les bases de la circulation sanguine

Le système cardiovasculaire humain est un circuit fermé constitué du cœur et des vaisseaux sanguins, apportant à chaque cellule de votre organisme les éléments indispensables à sa survie. Sans cette circulation sanguine ininterrompue, nos cellules mourraient en l’espace de quelques minutes.

Qu’est-ce que la circulation sanguine chez l’être humain ?

La circulation sanguine est un réseau de transport hautement ramifié qui achemine l’oxygène, les nutriments, les hormones et les molécules messagères jusqu’aux cellules, tout en évacuant le dioxyde de carbone et les déchets métaboliques. Ce système fonctionne à l’image d’un réseau routier : le cœur représente la station de pompage centrale, les vaisseaux sanguins constituent les axes de circulation et le sang agit comme le véhicule de transport.

Pourquoi le cœur pompe-t-il le sang à travers le corps ?

Notre organisme a besoin d’un approvisionnement constant en oxygène et en nutriments pour fonctionner. Parallèlement, les déchets tels que le dioxyde de carbone doivent être éliminés rapidement. Grâce à ses contractions rythmiques, le cœur assure la circulation continue du sang pour permettre ces échanges vitaux indispensables à l’oxygénation des tissus. À chaque battement, environ 80 millilitres de sang sont propulsés dans l’arbre circulatoire.

Quelle quantité de sang le cœur pompe-t-il par jour ?

À une fréquence cardiaque moyenne de 70 battements par minute, le cœur assure un débit cardiaque d’environ 5 à 6 litres de sang par minute à travers le corps. Cela représente environ 7 200 à 10 000 litres par jour. Lors d’un effort physique intense, ce volume peut grimper jusqu’à 25 litres par minute – une prouesse remarquable pour un organe qui fait la taille d’un poing fermé et ne pèse qu’environ 300 grammes.

Anatomie et fonctionnement du cœur

Le cœur est un muscle creux constitué de quatre cavités, agissant comme la pompe motrice du système cardiovasculaire. Pour bien comprendre le fonctionnement du cœur et la façon dont le sang circule dans l’organisme, il convient d’abord d’examiner sa structure anatomique.

Quelles sont les 4 cavités cardiaques et leurs fonctions ?

Le cœur est subdivisé en quatre cavités distinctes, composées de ventricules et oreillettes : l’oreillette droite, le ventricule droit, l’oreillette gauche et le ventricule gauche. L’oreillette droite recueille le sang pauvre en oxygène provenant du corps et l’achemine vers le ventricule droit, qui le propulse vers les poumons. L’oreillette gauche reçoit le sang réoxygéné en provenance des poumons et le transmet au ventricule gauche, dont les puissantes contractions éjectent le sang dans l’ensemble de l’organisme.

Quel est le rôle des valves cardiaques dans l’écoulement du sang ?

Les quatre valves cardiaques agissent comme des clapets anti-retour et empêchent le sang de refluer dans la mauvaise direction. Elles s’ouvrent et se ferment de manière passive sous l’effet des variations de pression : lorsqu’une cavité se contracte, la valve située en aval s’ouvre pour laisser passer le flux sanguin. Dès que la cavité se relâche, la valve se referme aussitôt pour interdire tout reflux. Ce système parfaitement synchronisé garantit un écoulement sanguin direct et efficace.

Comment le sang circule-t-il à travers le cœur ?

Le flux sanguin à travers le cœur suit une séquence rigoureusement orchestrée : le sang désoxygéné en provenance du corps arrive par les veines caves supérieure et inférieure dans l’oreillette droite. Il passe ensuite dans le ventricule droit avant d’être envoyé vers les poumons par l’artère pulmonaire. Dans les poumons, le dioxyde de carbone est évacué et le sang se recharge en oxygène. Ce sang riche en oxygène regagne l’oreillette gauche par les veines pulmonaires, descend dans le ventricule gauche, puis est propulsé via l’aorte (l’artère principale) pour irriguer tout l’organisme.

Comment le cœur est-il lui-même vascularisé ?

Le muscle cardiaque a lui aussi besoin d’un apport continu en oxygène pour assurer son travail de pompage. Cette irrigation est assurée par les artères coronaires, qui naissent directement de la base de l’aorte et alimentent le tissu myocardique en sang hautement oxygéné. Bien que le cœur brasse continuellement d’importantes quantités de sang, il ne peut pas l’utiliser directement depuis ses cavités : il dépend entièrement de son propre réseau de vaisseaux sanguins.

Les deux circuits : petite et grande circulation

La circulation sanguine humaine repose sur deux systèmes fonctionnant en parallèle : la circulation pulmonaire (petite circulation) et la circulation systémique (grande circulation). Étroitement interconnectés, ils forment ensemble un circuit fermé d’une efficacité absolue.

Comment fonctionne la circulation pulmonaire ?

La circulation pulmonaire, aussi appelée petite circulation, prend naissance dans le ventricule droit. De là, le sang pauvre en oxygène et chargé en dioxyde de carbone est propulsé via l’artère pulmonaire vers les deux poumons. C’est dans les fines alvéoles pulmonaires que se déroulent les échanges gazeux : le dioxyde de carbone est expiré tandis que l’oxygène de l’air inspiré traverse la membrane pour enrichir le sang. Le sang désormais oxygéné retourne à l’oreillette gauche du cœur par les veines pulmonaires. Le terme de « petite circulation » fait référence à la courte distance parcourue, et non à l’importance vitale de ce système.

Comment fonctionne la grande circulation systémique ?

La circulation systémique débute dans le ventricule gauche, qui propulse le sang oxygéné sous forte pression artérielle dans l’aorte. À partir de là, le réseau vasculaire se ramifie comme les branches d’un arbre : les grosses artères se divisent en ramifications de plus en plus étroites, jusqu’à ce que le sang circule dans les vaisseaux capillaires microscopiques qui irriguent chaque organe et chaque cellule. C’est ici qu’ont lieu les échanges : l’oxygène et les nutriments pénètrent dans les tissus, tandis que le dioxyde de carbone et les déchets sont collectés dans le sang. Le sang désoxygéné est ensuite rassemblé dans les veines et regagne l’oreillette droite par les veines caves supérieure et inférieure.

À quelle vitesse le sang circule-t-il dans le corps ?

La vitesse d’écoulement du sang varie considérablement selon le type de vaisseau. Dans l’aorte, le sang s’écoule à une vitesse d’environ 40 centimètres par seconde, contre 10 à 20 centimètres par seconde dans les grandes artères. Au niveau des capillaires, le flux ralentit nettement pour atteindre environ 0,05 centimètre par seconde – ce ralentissement est indispensable pour laisser le temps nécessaire aux échanges métaboliques. Une cellule sanguine met environ 60 secondes pour accomplir un tour complet du système cardiovasculaire.

Le système cardiovasculaire : artères, veines et capillaires

Les vaisseaux sanguins forment un réseau étendu qui parcourt l’ensemble du corps humain. On distingue trois catégories principales de conduits : les artères et veines, ainsi que les vaisseaux capillaires.

Quelle est la différence entre artères et veines ?

Les artères transportent le sang depuis le cœur vers les différents organes. Leurs parois sont épaisses et élastiques afin de résister à la pression artérielle élevée générée lorsque le cœur propulse le sang dans le réseau. À l’exception de l’artère pulmonaire, les artères véhiculent un sang riche en oxygène. Les veines, quant à elles, ramènent le sang vers le cœur. Leurs parois sont plus fines car la pression y est plus basse. Elles comportent des valvules veineuses qui empêchent le sang de refluer sous l’effet de la gravité. Hormis les veines pulmonaires, les veines transportent un sang pauvre en oxygène.

Que sont les vaisseaux capillaires et quelle est leur fonction ?

Les vaisseaux capillaires sont les plus fins conduits sanguins du corps – si étroits que les globules rouges doivent s’y faufiler un par un. Ils constituent un réseau dense entre les artères et les veines et représentent le lieu où se déroulent les échanges métaboliques proprement dits. Leurs parois ultra-minces (épaisses d’une seule couche cellulaire) permettent la diffusion de l’oxygène, des nutriments, du dioxyde de carbone et des déchets entre le sang et les tissus. L’organisme d’un adulte compte environ 40 milliards de capillaires, totalisant une surface d’échange d’environ 1 000 mètres carrés.

Quels organes reçoivent le plus de sang ?

La distribution sanguine dans l’organisme s’ajuste selon les besoins en oxygène des organes. Les reins reçoivent la part la plus importante avec environ 20 à 25 % du débit cardiaque global – alors qu’ils ne représentent que 0,5 % du poids corporel. Le cerveau reçoit environ 13 % du débit sanguin, le foie 25 % (dont 20 % via la veine porte chargée des nutriments issus de l’intestin), la musculature squelettique environ 15 % au repos (et jusqu’à 80 % lors d’un effort physique maximal), tandis que le cœur lui-même en reçoit environ 5 %.

L’endothélium vasculaire : la paroi interne des vaisseaux

La couche la plus interne de tous les vaisseaux sanguins est appelée endothélium vasculaire – une monocouche cellulaire fine mais vitale qui garantit la fluidité et le bon écoulement de la circulation sanguine.

Pourquoi l’oxygène dans le sang est-il si indispensable ?

L’oxygène représente le carburant premier de nos cellules. C’est au cœur des mitochondries, les centrales énergétiques cellulaires, que l’oxygène permet d’extraire l’énergie (ATP) des nutriments. Ce mécanisme s’appelle la respiration cellulaire. Privées d’un apport ininterrompu en oxygène, les cellules ne peuvent plus produire d’énergie et finissent par mourir. Les neurones y sont particulièrement sensibles : les cellules cérébrales commencent à dépérir après seulement 3 à 5 minutes de privation d’oxygène – raison pour laquelle une prise en charge d’urgence est vitale en cas d’arrêt cardiaque.

Comment l’oxygène parvient-il dans le sang ?

L’oxygène pénètre dans l’organisme par la respiration. Lorsque vous inspirez, l’air riche en oxygène afflue dans les alvéoles pulmonaires. Leurs parois étant extrêmement minces, l’oxygène peut diffuser directement dans le sang des capillaires environnants. Dans la circulation sanguine, l’oxygène se lie à l’hémoglobine contenue dans les globules rouges (érythrocytes) pour être acheminé à travers tout le corps. Une seule molécule d’hémoglobine peut fixer jusqu’à quatre molécules d’oxygène.

Que devient le dioxyde de carbone dans la circulation sanguine ?

Le dioxyde de carbone (CO₂) est généré comme déchet lors de la respiration cellulaire dans toutes les cellules du corps. Il diffuse des cellules vers le sang et y est transporté selon trois voies : pour environ 70 % sous forme de bicarbonate (HCO₃⁻) dissous dans le plasma sanguin, pour 20 % lié à l’hémoglobine, et pour 10 % directement dissous dans le plasma. Une fois parvenu aux poumons, le dioxyde de carbone diffuse au niveau des alvéoles et est évacué lors de l’expiration. Cette élimination continue du CO₂ est tout aussi primordiale que l’apport en oxygène.

CPE : l’équipe de réparation de votre système cardiovasculaire

Les cellules progénitrices endothéliales (CPE) sont des cellules souches spécialisées issues de la moelle osseuse qui migrent dans la circulation sanguine pour réparer les lésions de la paroi des vaisseaux. Elles constituent un mécanisme d’autoréparation fascinant, indispensable à l’équilibre et à la vitalité de notre système cardiovasculaire.

Comment améliorer son système cardiovasculaire et soutenir la circulation sanguine ?

La capacité de nos vaisseaux sanguins à s’autorégénérer dépend directement des cellules progénitrices endothéliales. Ces cellules souches produites dans la moelle osseuse circulent dans le sang pour détecter et réparer les brèches subies par l’endothélium vasculaire. La recherche démontre qu’un nombre élevé de CPE est corrélé à une baisse significative de la mortalité liée aux troubles cardiovasculaires. Un essai clinique randomisé en double aveugle et contrôlé contre placebo, mené auprès de patients souffrant d’artériopathie oblitérante sévère des membres inférieurs, a apporté des résultats remarquables : des injections de cellules de moelle osseuse ont doublé le périmètre de marche sans douleur et ont totalement prévenu le recours à l’amputation — alors que dans le groupe témoin, 14 % des patients ont subi une amputation de la jambe.

Il existe également des approches naturelles pour accroître vos taux de cellules progénitrices, sans intervention médicale. Les leviers majeurs reposent sur votre hygiène de vie : l’arrêt du tabac, une activité physique régulière et une alimentation équilibrée.

Quelle est la pression artérielle normale ?

La pression artérielle s’exprime à travers deux valeurs : la pression systolique (le chiffre le plus élevé), mesurée lorsque le cœur se contracte pour propulser le sang dans les artères, et la pression diastolique (le chiffre le plus bas), mesurée lorsque le muscle cardiaque se relâche. Une pression artérielle inférieure à 120/80 mmHg est considérée comme optimale. Des valeurs situées entre 120/80 et 139/89 mmHg correspondent à une pression normale haute, tandis qu’à partir de 140/90 mmHg, on parle d’hypertension artérielle. Maintenir une pression artérielle stable est primordial pour la santé cardiovasculaire : une pression chroniquement élevée endommage l’endothélium vasculaire et accélère l’athérosclérose.

Qu’est-ce que le débit cardiaque ?

Le débit cardiaque désigne le volume de sang que le cœur propulse dans l’organisme par minute. Il correspond au produit du volume d’éjection systolique (quantité de sang éjectée par les ventricules à chaque battement) par la fréquence cardiaque (nombre de battements par minute). Chez un adulte au repos, le débit cardiaque s’élève en moyenne à 5 ou 6 litres par minute. Lors d’un effort physique soutenu, il peut grimper jusqu’à 25 litres par minute pour garantir l’oxygénation des tissus. Les sportifs réguliers présentent fréquemment un pouls de repos plus bas associé à un volume d’éjection supérieur : le fonctionnement du cœur est alors nettement plus efficace et endurant.

Facteurs de mode de vie pour préserver son système cardiovasculaire

La bonne nouvelle est que nous pouvons agir concrètement au quotidien. Trois facteurs déterminants exercent une influence majeure sur le nombre et la vitalité des cellules progénitrices endothéliales.

L’arrêt du tabac, la priorité absolue : Le tabagisme représente l’un des pires ennemis de nos artères et veines. Une méta-analyse regroupant 141 études de cohorte a établi qu’une seule cigarette par jour augmente le risque cardiovasculaire d’un niveau dix fois plus important que prévu. Il n’existe aucun seuil de consommation sans danger. Même le tabagisme passif réduit considérablement le taux de CPE circulantes. Pour protéger votre santé cardiovasculaire, la mesure la plus urgente consiste donc à renoncer définitivement à la cigarette et à éviter les espaces enfumés.

L’activité physique double les CPE : Des études cliniques contrôlées et randomisées démontrent que l’exercice physique stimule puissamment la libération des cellules progénitrices endothéliales dans le sang. Au cours d’une étude menée auprès d’hommes d’âge mûr et seniors, trois mois d’entraînement aérobie modéré — combinant principalement marche rapide et quelques séances de jogging — ont entraîné un doublement des CPE dans la circulation sanguine. La pratique régulière d’une activité d’endurance constitue ainsi une stratégie de premier choix contre le vieillissement vasculaire. Inutile de préparer un marathon : 30 minutes de marche dynamique par jour suffisent à produire des bienfaits mesurables sur les vaisseaux capillaires et l’ensemble de l’arbre circulatoire.

Réduire les acides gras saturés : Une étude contrôlée randomisée a mis en évidence qu’une diminution des graisses saturées — obtenue essentiellement en réduisant la consommation de beurre — élevait sensiblement le nombre de CPE. Des travaux menés chez des primates ont par ailleurs révélé que quelques semaines d’un régime riche en cholestérol et en graisses saturées suffisaient à provoquer un vieillissement cellulaire prématuré et sévère de la paroi artérielle. Le mécanisme biologique est direct : les graisses saturées alimentent les réactions inflammatoires et le stress oxydatif, ce qui altère les cellules endothéliales et inhibe leurs capacités de régénération.

Alimentation et circulation sanguine : les nutriments protecteurs

En parallèle de la modération des graisses saturées, certains aliments agissent activement pour renforcer la santé cardiovasculaire et stimuler la production de CPE.

Quels aliments favorisent une bonne circulation sanguine ?

Les données scientifiques ont identifié trois grandes catégories d’aliments capables de rehausser les taux de cellules progénitrices endothéliales circulantes :

Les baies et petits fruits : Un essai randomisé et contrôlé a montré qu’un extrait de framboises noires augmentait le nombre de CPE circulantes tout en améliorant la souplesse artérielle chez des personnes présentant un syndrome métabolique. Les baies renferment de fortes concentrations d’anthocyanes, des pigments végétaux aux vertus antioxydantes et anti-inflammatoires reconnues. Ces composés préservent l’endothélium vasculaire des agressions et favorisent le développement de nouveaux vaisseaux sanguins.

Les oignons : Dans un essai clinique auprès de personnes en surpoids, la consommation d’un extrait de pelures d’oignon a amélioré la fonction endothéliale et augmenté les taux de CPE. L’oignon est particulièrement riche en quercétine, un flavonoïde aux puissantes propriétés vasculoprotectrices. Fait remarquable, les composés actifs se concentrent principalement dans les couches externes : une bonne raison de cuire les oignons avec leur peau (que l’on retire avant dégustation).

Le thé vert : Chez les fumeurs réguliers, la consommation de thé vert a permis de restaurer la fonction de l’endothélium et d’élever les concentrations de CPE circulantes. Les catéchines du thé vert, en particulier l’EGCG (épigallocatéchine gallate), déploient une puissante activité antioxydante et encouragent la libération de monoxyde d’azote par l’endothélium — une molécule signal qui dilate les parois vasculaires et optimise la circulation sanguine.

Une alimentation végétale complète : Une étude a montré qu’un modèle alimentaire reposant exclusivement sur des végétaux bruts et complets stimulait non seulement la production de CPE, mais renforçait aussi la fonction endothéliale tout en réduisant le cholestérol LDL. Cette approche, appelée diète Portfolio, combine céréales complètes, légumineuses, oléagineux, fruits, légumes et graines de lin. L’action synergique de ces aliments s’avère bien plus efficace que la simple somme de leurs effets isolés.

Le message est limpide : les aliments végétaux complets soutiennent à l’échelle cellulaire les capacités d’autoréparation du système cardiovasculaire. Ils fournissent des nutriments protecteurs et des molécules bioactives qui soutiennent l’endothélium, freinent l’inflammation et favorisent la prolifération de nouvelles cellules réparatrices.

Foire aux questions

Combien de temps prend un cycle complet de circulation sanguine ?

Un globule rouge met environ 60 secondes pour accomplir un tour complet du corps humain : du cœur vers les poumons pour la petite circulation, retour au cœur, puis diffusion dans tous les organes via la grande circulation avant de revenir. Ce circuit s’accélère significativement à l’effort physique.

Est-il possible de ressentir sa circulation sanguine ?

Oui, vous pouvez percevoir votre pouls au toucher, qui correspond à la dilatation rythmique des artères à chaque contraction cardiaque. Les points les plus faciles d’accès sont le poignet (artère radiale) et le cou (artère carotide). Le pouls reflète précisément votre fréquence cardiaque.

Qu’est-ce qui nuit le plus à la circulation sanguine ?

Le tabagisme constitue le facteur le plus délétère pour les vaisseaux sanguins, suivi de la sédentarité, de l’excès de graisses saturées, du stress chronique et de l’hypertension artérielle. Ces agressions endommagent l’endothélium vasculaire, abaissent le nombre de CPE et accélèrent le développement de l’athérosclérose.

Comment préserver son système cardiovasculaire avec l’âge ?

Les réflexes essentiels consistent à ne pas fumer, pratiquer chaque jour une activité physique d’intensité modérée (au moins 30 minutes de marche), privilégier une alimentation végétale diversifiée avec des légumes, fruits et céréales complètes, limiter les graisses saturées, maintenir un poids équilibré et réguler son stress. Ces choix de vie augmentent concrètement vos cellules progénitrices endothéliales et gardent vos artères souples.

Pourquoi l’endothélium vasculaire est-il si important ?

L’endothélium est la couche cellulaire interne qui tapisse l’intégralité de nos vaisseaux et assure un écoulement fluide du sang. Il fabrique du monoxyde d’azote pour relâcher les parois vasculaires, empêche l’agrégation anormale des plaquettes et contrôle l’inflammation. Un endothélium en parfait état constitue le socle d’un cœur vigoureux et de vaisseaux résistants.

Les vaisseaux sanguins ont-ils la capacité de se régénérer ?

Oui, grâce aux cellules progénitrices endothéliales issues de la moelle osseuse, les vaisseaux peuvent se régénérer. Ces cellules souches se dirigent vers les zones abîmées pour restaurer l’intégrité de la paroi vasculaire. Des habitudes de vie saines permettent de démultiplier la quantité et l’efficacité de ces cellules de secours.

Quels sont les symptômes d’une mauvaise circulation sanguine ?

Les manifestations caractéristiques comprennent des extrémités froides (mains et pieds), des sensations de picotements ou d’engourdissement dans les membres, des douleurs aux jambes lors de la marche (claudication intermittente), des étourdissements, une baisse de la concentration, une cicatrisation ralentie et des dysfonctions érectiles. Devant ces symptômes, il est recommandé de consulter un professionnel de santé.

En combien de temps la circulation sanguine s’améliore-t-elle après avoir arrêté de fumer ?

Dès 20 minutes après la dernière bouffée, la pression artérielle commence à redescendre. En 2 à 12 semaines, la circulation sanguine et l’oxygénation des tissus s’améliorent de façon mesurable, et les taux de CPE amorcent leur remontée. Après 1 à 2 ans, le risque d’infarctus du myocarde est diminué de près de 50 %. L’organisme commence à se réparer immédiatement : il n’est jamais trop tard pour arrêter.

L’aspirine est-elle bénéfique pour la circulation sanguine ?

L’aspirine fluidifie le sang en empêchant la formation de caillots et peut être indiquée chez certains patients présentant un risque cardiovasculaire élevé. Néanmoins, son utilisation doit toujours faire l’objet d’un suivi médical, car l’aspirine comporte des effets indésirables (risque d’hémorragie digestive). Les ajustements du mode de vie restent toujours la première ligne d’action.

Comment faire mesurer son taux de CPE ?

La mesure des cellules progénitrices endothéliales s’effectue par cytométrie en flux à partir d’un prélèvement sanguin. Cet examen n’est toutefois pas proposé en pratique courante et reste l’apanage de laboratoires de recherche spécialisés. Au quotidien, agir sur son mode de vie est bien plus utile qu’une analyse, la recherche ayant clairement validé les habitudes capables d’augmenter ces cellules protectrices.

Sources scientifiques

Simon G. - GesundeFakten Redaktion